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Info 21 septembre

 

Politique de traduction et d’interprétation Justice défaillante

 

Communiqué de presse du 20 septembre 2016

 
 

L’Union professionnelle des Traducteurs et Interprètes assermentés (UPTIA) déplore que soient à nouveau invoqués des problèmes de qualité dans l'affaire Wesphael. Un certain nombre de  problèmes rencontrés suite à la traduction avaient déjà repoussé le début du procès devant la cour d'Assises du Hainaut de février à septembre 2016.

L'UPTIA rappelle que des traductions erronées et une communication déficiente en matière judiciaire peuvent avoir de lourdes conséquences. Elles peuvent faire la différence entre une condamnation et un acquittement. L’UPTIA souligne une fois de plus l’élémentaire nécessité d’avoir, dans un état de droit qui se respecte, des traductions et des interprétations de qualité en affaires pénales, et ce afin de garantir que les normes reprises dans la Convention européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg soient intégralement respectées.

Le souci d’économie au sein de la justice et les tarifs désespérément bas  appliqués aux prestations des traducteurs et interprètes en matière pénale impliquent de réels risques. Les reports ou les enquêtes compromises ne favorisent pas particulièrement la confiance des citoyens dans le fonctionnement de la justice. Ils augmentent en outre le sentiment d’impunité et d’insécurité.  Chaque affaire reportée signifie une perte de temps et de moyens pour la Justice et la société, sans parler des coûts supplémentaires liés aux nouvelles traductions ou aux traductions supplémentaires. A cela s’ajoute évidemment la détérioration récurrente de l’image de l’appareil judiciaire.  Il est donc essentiel que l’on investisse plus que jamais dans des traductions et des interprétations de qualité en matière judiciaire.

L’Union professionnelle des Traducteurs et Interprètes assermentés déplore que la directive européenne 2010/64/UE de 2010 relative au droit à l’interprétation et à la traduction dans le cadre des procédures pénales ne soit toujours pas transposée en droit belge. La création d’un statut à part entière pour les traducteurs et interprètes jurés est fortement ralentie par les restrictions budgétaires au sein de la justice.

L’UPTIA ne saurait assez insister sur le fait que pour mener une politique visant à garantir le droit à un procès équitable, les droits de l’homme, les droits des victimes et les mesures européennes de lutte contre la criminalité, des moyens supplémentaires sont nécessaires. Le système judiciaire ne pourra qu’en bénéficier et s’améliorer.

 
 

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